Prologue

Prologue
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Venez découvrir la suite des aventures de nos héros ! Retournez à Poudlard, partez à la chasse aux Horcruxes, découvrez les secrets de chacun et admirez leurs relations basées sur l'amour, l'amitié et la haine.. DM/HG

!! Attention !!

Cette histoire est le fruit de mon imagination
Elle n'a rien à voir avec la véritable histoire Harry Potter




# Posté le dimanche 22 janvier 2006 16:36

Modifié le mercredi 05 septembre 2007 17:14

___________________________________________________~ Chapitre 1 : Le pub d'Alfred ~___________________________________________________

___________________________________________________~ Chapitre 1 : Le pub d'Alfred ~___________________________________________________
- Hermione, Ginny, En piste !

Une musique espagnole envoûtante se fit entendre. Le rideau de scène se leva pour laisser apparaître deux jeunes femmes se tenant debout, accrochées au bras d'un jeune homme. Elles portaient toutes les deux une robe aux couleurs chaudes avec des collants noirs. Elles commencèrent alors à danser sur une vieille scène en bois face à leur public majoritairement masculin. Certains spectateurs s'étaient levés discrètement pour mieux apercevoir les jolies formes de Ginny et Hermione. Cela faisait maintenant deux mois que les deux amies présentaient ce show dans un bar du Chemin de Traverse peu connu des gens habitant aux alentours. Depuis ce temps-là, Hermione et Ginny attiraient chaque soir des visiteurs de toute la région, intrigués par le fameux flamenco endiablé. Elles n'étaient pas seules à danser. Une petite troupe de jeunes talents avait été montée par Alfred, le patron du pub. Aimant bien l'art et manquant aussi un peu d'argent, elles avaient été engagées environ un an après la fermeture de Poudlard. Désormais, elles pouvaient, grâce à tout l'argent qu'elles avaient récolté, s'offrir ce qu'elles désiraient dans la limite du raisonnable. De la fumée rose pâle arriva et engloba les couples pour les faire disparaître sous les cris et les applaudissements de la salle. L'entracte allait durer environ dix minutes puis la partie favorite du spectacle arriverait. Hermione et Ginny se changeaient en loge.

- Il y a foule ce soir encore... lança Hermione tout en remettant une couche de mascara extrêmement volumineuse.
- Tant mieux... Plus il y a de monde, plus nous aurons d'argent... répondit Ginny en se regardant dans le miroir. Mais c'est dingue quand même, je n'imaginais pas faire ça plus tard... Être une fille qu'on regarde danser sur une scène le soir... Maman serait folle si elle savait... soupira la jeune adolescente.
- On en a déjà parlé... C'est le seul moyen pour gagner de l'argent facilement sans trop de complications. Avec tous ces Mangemorts qui traînent dehors, on ne peut vraiment faire confiance à personne. Et puis ça aurait pu être pire ! Imagine les filles qui sont embauchées par des proxénètes et qui sont forcées de se montrer en soutien-gorge! C'est une chance qu'on ait appris à danser l'été dernier ! répondit Hermione en sortant de sous le plancher une bouteille contenant du liquide orangé. Tu en veux ? redemanda celle-ci en tendant la bouteille à son amie.
- Tu sais bien que c'est à cause de ça que Lavande s'en est mal tirée... dit Ginny désespérée.
- Mais moi je ne suis pas Lavande ! répondit Hermione sur un ton de défi.

La jeune adolescente se servit un verre puis sourit à Ginny. C'était Alfred qui leur avait donné une bouteille pour fêter leur réussite. Il avait dit que ça les aiderait soi disant à se sentir légèrement mieux lorsqu'elles danseraient. Hermione avait au départ refusé, mais après avoir fait des tests pour vérifier que la potion n'était pas empoisonnée, elle s'était laissé tenter.

- Allons Ginny... Tu vois bien que ça ne fait rien ! dit joyeusement Hermione avant de se diriger vers l'arrière-scène.

Ginny soupira et hocha la tête. Le mois dernier, Lavande s'était effondrée dans les loges et n'avait pas survécu. Ce liquide, contenant sûrement des doses magiques, l'avait tuée.

Hermione était vêtue d'un bustier qui lui gonflait la poitrine et d'une longue jupe rouge à volants. Elle n'avait pas choisi elle-même sa tenue, mais l'habitude la rendait moins honteuse. Une fois ses chaussures à talons aux pieds, elle s'avança au centre de la scène près du micro qui lui faisait face. La pièce était encore dans la pénombre, mais les cris du public s'intensifiaient. Un faisceau de lumière dorée éclaira la jeune et belle femme qui commença à chanter sous les yeux émerveillés des dernières midinettes présentes dans la salle. Chaque soir, des amis proches du patron venaient assister au spectacle. Alfred avait gentiment demandé à Hermione de se diriger vers eux à la fin de la chanson et de s'asseoir sur l'accoudoir de leur fauteuil telle une diva. Ils étaient toujours placés à la même table, pour que la jeune femme puisse les reconnaître facilement : la table numéro 32. Cinq minutes plus tard, la voix d'Hermione montait dans les aigus. Pour toucher un faible pourcentage, elle déposait volontiers une légère bise sur la joue de l'inconnu du soir. Le rideau de scène se baissa tandis que les claquements des mains résonnaient encore parmi la salle enfumée.

- Bravo ! Bravo ! Exceptionnel Hermy ! Tu es magnifique ma princesse, cria Alfred en coulisse, une fois la salle vidée.
- Merci... répondit Hermione un peu intimidée.
- Tiens, voilà ton blé ! Regarde tout ce qu'on a gagné aujourd'hui ! C'est vraiment magnifique, sublissimo ! continua son patron à l'affreux accent italien, le sourire aux lèvres.
Hermione prit la dizaine de billets qu'Alfred lui tendait, le sourire en coin.
- Au fait... ton amie là... Ginny ! Elle vient de démissionner... Je vais lui trouver une remplaçante, ne t'inquiète pas Bella !

Hermione acquiesça, s'habilla et rentra chez elle en compagnie de son amie, les larmes aux yeux. Au fond, la jeune femme détestait ce qu'elle faisait mais malheureusement, elle n'avait pas le choix. C'était la seule façon qu'elle possédait afin de se nourrir ou de s'acheter des vêtements convenables. Certes, elle aimait danser et chanter. Ce n'était pas compliqué, le patron était plutôt sympathique mais qu'allait-elle faire sans Ginny ? Elle l'abandonnait peu à peu tout comme ses autres amis, Harry et Ron. Les parents d'Hermione étaient morts l'été dernier, tués par des Mangemorts envoyés par Lord Voldemort. Dans un excès de colère, le Seigneur des Ténèbres avait ordonné à ses acolytes de tuer tous les Sang-de-Bourbe qu'ils trouveraient sur leur passage. Aucun témoin ni aucune trace n'avait été laissés. La famille Weasley l'avait recueillie, mais n'avait pas assez d'argent pour aider tout le monde à bien vivre. Hermione avait alors menti et annoncé qu'elle travaillait à Fleury et Bott tard le soir pour ranger des cartons. Elle ne voulait pas que Monsieur et Madame Weasley et les autres viennent voir le spectacle de jeunes talents dans une espèce de bar de nuit. Même si elle soupçonnait le hasard, par chance, aucun élève de Poudlard n'était entré au pub.

- Bonsoir Mione ! lança Ron lorsqu'il vit Hermione pousser la porte d'entrée.
- Soir'...
- Pas trop fatiguée ? Tu veux manger du gâteau, il en reste un peu...
- Non, désolée, je vais me coucher. Bonne nuit... lança t-elle en regardant désespérément l'affreux morceau que lui tendait Ron.
- Comme tu veux... Bonne nuit, répondit le jeune homme, vexé.

Hermione monta les escaliers jusqu'au deuxième étage. Elle occupait une vieille chambre d'amis aux couleurs sombres. Les rideaux rongés par les mites cachaient une mince fenêtre qui donnait vue sur le jardin des Weasley. Le bas des murs abordait des traces de moisissures. Molly perdait peu à peu ses habitudes de ménage et de cuisine. Le travail d'Arthur au Ministère s'amplifiait de jour en jour si bien que sa femme était parfois obligée de l'aider dans certaines tâches. De plus, les missions de l'Ordre devenaient beaucoup plus fréquentes depuis un an. Hermione ne prit pas la peine de se changer et s'allongea sur son lit, pour s'endormir aussitôt. Elle fut réveillée par les gémissements de la chambre voisine quelques heures plus tard. Harry et Ginny s'étaient remis ensemble et faisaient l'amour presque tous les soirs. Ginny avait avoué à Hermione qu'elle ne supportait plus d'être considérée comme une fille coincée -même si elle se faisait des idées d'après Hermione- et avait donc fait sa première fois avec Harry, il y avait déjà un an de cela. Depuis, le couple testait des positions qui ne se faisaient pas en silence.
Hermione se tourna et enfouit sa tête sous son oreiller pour éviter d'entendre ce qu'elle ne supportait plus. Elle était dégoûtée du sexe et par-dessus tout de l'amour.

La matinée fut calme. Hermione se leva aux environs de midi, à l'heure pile pour manger le barbecue qu'avait préparé Arthur Weasley dans le jardin. Harry et Ginny se taquinaient pendant que Ron dévorait des yeux Hermione. Harry avait avoué à Hermione que Ron aimait celle-ci plus que tout, mais à l'entente de ses paroles, la jeune femme s'était énervée en balançant des mots odieux sur Ron et les autres. Elle ne voulait pas ou plus entendre parler de ce sentiment. Pour elle, les hommes n'espéraient qu'une chose, c'était de coucher avec les filles qu'ils rencontraient.

- Vous savez qu'une rumeur court... lança Mme Weasley en plein milieu du repas. Il paraît qu'un bar a ouvert, il y a peu et que chaque soir, des jeunes adolescents montent un petit spectacle. C'est scandaleux, imaginez des enfants obligés de jouer la comédie ou de danser devant des inconnus, c'est insensé !! jura t-elle indignée.
- Oui, j'en ai entendu parler... Cela attire beaucoup de monde de la région. Mais il me semble qu'il a une licence, il est en règle, répondit Arthur.
- On pourrait aller vérifier ! lancèrent les jumeaux en faisant des clins d'oeil à Harry et Ron, l'air envieux.
- Pas question ! jura Hermione. C'est interdit pour vous !
- Et pourquoi ça ? répondirent les jumeaux Weasley d'un air méfiant.
- Parce que tu ne pourrais pas t'empêcher de sauter sur la fille qui danse, dit Ginny d'un air moqueur.

Tout le monde se mit à rire, dévisageant les jumeaux vexés.

- Bien, qui veut une côtelette ? demanda M. Weasley.

Une bonne odeur de grillé se fit sentir. La journée était radieuse, le soleil brillait et les vacances étaient prolongées, puisque Poudlard ne rouvrait toujours pas. Les visages des autres étaient resplendissants, ils riaient, insouciants. Hermione était là, assise à table, l'air triste, les yeux fixés sur ses pommes de terre, en se demandant devant qui elle chanterait ce soir.



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# Posté le samedi 01 avril 2006 14:42

Modifié le samedi 29 décembre 2007 10:17

Résumé du Chapitre 1 : ______________________________________________________________________________________________________ Hermione et Ginny travaillent dans un bar chaque soir, où elles dansent et chantent en compagnie d'une troupe de jeunes talents. Mais lorsque Ginny démissione, Hermione commence à se sentir étrangement seule.___________________________________________________ ~ Chapitre 2 : Chez les Weasley ~ ___________________________________________________

Résumé du Chapitre 1 : ______________________________________________________________________________________________________ Hermione et Ginny travaillent dans un bar chaque soir, où elles dansent et chantent en compagnie d'une troupe de jeunes talents. Mais lorsque Ginny démissione, Hermione commence à se sentir étrangement seule.___________________________________________________ ~ Chapitre 2 : Chez les Weasley ~ ___________________________________________________

- Ne t'inquiète pas... Tout se passera bien... chuchota Ginny d'une voix réconfortante dans le creux de l'oreille d'Hermione.

Hermione reprit ses esprits, détourna ses yeux de son assiette et regarda fixement son amie.

- De quoi ? demanda Hermione.
- Ce n'est pas parce que j'ai décidé de partir que...
- Je ne veux pas en parler, coupa froidement la jeune femme, en reprenant nerveusement ses couverts.

Ginny se tut. Elle considérait Hermione comme la soeur qu'elle n'avait jamais eue. Elle, toujours entourée de garçons, avait fondé une très profonde amitié avec elle. Chaque jour, elles passaient leur après-midi ensemble, à siroter un jus de fruit à la terrasse d'un café ou à contempler les vitrines des magasins. Madame Weasley laissait ses enfants sortir sans surveillance, tellement elle était débordée. Elle ne pouvait pas à chaque fois engager une garde ministérielle, et cela était devenu presque ridicule, étant donné que tous ses enfants étaient à présent majeurs.
Très peu de gens les reconnaissaient quand elles se baladaient, car les individus fréquentant le pub où dansaient les deux jeunes femmes sortaient principalement la nuit.
Ginny devait cependant avouer que certains regards interrogateurs les suivaient de temps en temps, quand elles passaient dans une ruelle non loin du bar dansant.
L'amitié entre Ginny et Hermione s'était peu à peu effacée depuis qu'elles avaient été embauchées. La préfète faisait tout pour éviter les sujets de conversation embarrassants et ne sortait quasiment plus.
Ron arriva et s'assit dans la chaise blanche au coté d'Hermione. Il but une gorgée d'un liquide bleuâtre et lâcha alors un rot bruyant venant du fond de la gorge, ce qui fit rire Ginny.

- Tu es répugnant, lança sèchement Hermione en se levant de table, dégoûtée par les bruits que Ron pouvait produire.

Elle traversa le jardin en direction de la maison. Mais elle fut très rapidement rattrapée par son cher camarade Ron Weasley.
Celui-ci la prit par le bras et l'attira dans un coin.

- Qu'est-ce qui se passe, quelque chose ne va pas ? demanda-t-il frénétiquement, en passant une main dans ses cheveux.

Ron faisait toujours ce geste quand il était face à une fille. Il disait que ça faisait plus viril. Mais malheureusement, même si ce geste en faisait craquer d'autres, Hermione, elle, ne supportait plus de voir un de ses meilleurs amis faire le beau pour essayer de capter l'attention. Elle savait aussi, grâce aux secrets confiés par Harry, que Ron rêvait de se dépuceler le plus vite possible, et si possible durant l'été. Elle s'était alors éloignée et évitait de se retrouver seule dans une pièce avec lui, pour ne pas se faire sauter dessus...

- Tu es vraiment d'une humeur massacrante depuis hier... reprit Ron en ne voyant aucune réaction de la part d'Hermione.
- Ça t'arrive aussi de te lever du mauvais pied à ce que je sache ! lança Hermione. Alors maintenant, je demande juste à ce qu'on me laisse un peu seule, compris ?

Ron hocha la tête tout en relevant les épaules.

- Comme tu veux... chuchota-t-il.

Il détourna les talons, et se dirigea vers la grande table, pour manger du dessert.
Hermione, fière d'elle, monta au deuxième étage avec difficulté, alla dans sa chambre et s'effondra sur son lit, les larmes aux yeux. Les rayons de soleil qui apparaissaient à travers la vitre chauffaient la pièce et donnaient à Hermione un sentiment de chaleur et d'apaisement. Elle commença alors à passer sa main sur sa cuisse, puis se caressa le ventre, et fit comme si un homme la prenait dans ses bras. Toujours silencieuses, les larmes coulaient sur ses joues. Elle vit arriver Harry, qui se tenait debout dans l'entrebâillement de la porte. Gênée, elle se tourna vers lui d'un air songeur.

- Hermione... lui lança-t-il très bas en commençant à avancer vers elle.

Harry s'allongea à ses côtés, et la prit dans ses bras. Hermione éclata alors en sanglots. Harry et elle se confiaient tous les secrets possibles, et espéraient que leur amitié durerait longtemps. Hermione avait été amoureuse d'Harry durant la première et deuxième années à Poudlard, mais elle avait vite compris que son amitié valait plus que son amour. Ils s'étaient mis tous deux d'accord pour ne jamais tomber amoureux l'un de l'autre, et ils avaient tenu promesse.

- Raconte-moi... chuchota Harry dans l'oreille d'Hermione.
- Tout va bien, tout va bien... répondit-elle.
- Pour qui tu me prends ? Je suis Harry, et non pas Monsieur-qui-croit-tout-ce-qu'on-lui-dit. Qu'est-ce qui ne va pas, Mione ?

Elle adorait qu'on l'appelle comme ça. Elle trouvait que ça sonnait bien. En plus, avoir un petit surnom était toujours signe d'affection. Elle essuya ses larmes du bout de sa manche et commença à raconter à Harry qu'elle souffrait de la mort de ses parents. Ne pas avoir d'argent était aussi une des choses qui la rendaient triste. Elle raconta également que tout l'énervait en ce moment, surtout l'attitude de Ron. Elle ne supportait plus non plus de voir des couples autour d'elle et pensait ne jamais trouver chaussure à son pied, étant donné son caractère impulsif.

- Je ne crois plus en l'amour Harry... Je suis malheureuse... Il y a ça et toutes les attitudes autour de moi, je me sens comme étouffée ! Je n'en peux plus Harry... Je n'en peux plus... dit-elle.
- Tu sais, l'amour vient au moment où on s'y attend le moins... L'amour viendra à toi, tout comme moi et Ginny. Regarde, on s'est remis ensemble malgré ce qui s'est passé, et tu sais bien que nos débuts étaient plutôt tendus... Hermy, je sais que tu es une fille géniale, j'en suis convaincu, et crois-moi, l'homme de ta vie arrivera un jour, rien que pour toi ! s'exclama le jeune homme. Je parle un peu comme une fille là, non ? reprit-il.

Hermione vit Harry sourire. Elle espérait qu'il disait vrai.
Harry déposa un baiser sur son front, et Hermione commença à dormir.
Elle se réveilla quelques heures plus tard. Le soleil s'était couché, et Harry était reparti. Elle ne l'avait même pas entendu. Hermione, se leva et alla dans la salle de bain pour se regarder dans un miroir, histoire de voir quelle tête sa petite sieste lui avait offerte.

- Bonsoir, vous ! dit Hermione à son reflet, comment allez-vous ? Vous êtes mignonne, dites donc ! Quel âge avez-vous? Oh ! Presque 18 ans ? Parfait ! Vous aimez quoi dans la vie ? La musique ? Yeah ! Et tu fais quoi comme études ? Ah... Tu étais à Poudlard et ça n'a pas rouvert... quel dommage... Tu fais quoi alors... ? Ah... Danseuse pour une troupe de jeunes talents ? Super avenir, dis-moi !

Hermione prit une bouteille de parfum à sa portée et la balança contre le miroir. Celle-ci se brisa au contact du verre et se déversa sur le sol. La jeune fille s'agenouilla pour constater le résultat de son énervement. Alors qu'elle commençait à nettoyer, elle leva la tête pour apercevoir l'horloge magique qui affichait huit heure.
Dans deux heures, elle serait sur scène, avec une nouvelle partenaire. Tout à coup, Hermione se releva et sentit la fièvre montée à son front. Ses jambes se faisaient lourdes, et sa vue se troubla. Elle s'appuya alors sur le rebord du lavabo, tête baissée et yeux clos. Sa respiration saccadée reprit peu à peu son rythme normal. Hermione ouvrit les yeux et put distinguer la lumière que dégageait une simple ampoule moldue accrochée par Monsieur Weasley en guise d'éclairage. Après s'être passé de l'eau fraîche sur le visage, Hermione mit ses affaires dans son sac et descendit les escaliers. Aucun bruit ne se faisait entendre dans la maison. Elle vit alors une enveloppe sur la table de la cuisine qui lui était destinée.
Elle l'ouvrit et la voix de Mme Weasley rompit alors le silence de la pièce.



Ma chérie,
Harry nous a dit que tu étais très fatiguée, nous n'avons donc pas voulu te réveiller. Nous sommes partis voir un spectacle de "crik" (la voix de Monsieur Weasley se fit entendre derrière sa femme pour prononcer le mot « cirque »). Nous rentrerons sûrement tard. Il y a à manger un peu partout dans la cuisine. Sers-toi. Si tu te sens trop faible, préviens le magasin pour dire que tu es fiévreuse, et au lieu d'aller travailler, va te coucher ! Je t'embrasse et soigne-toi bien !




L'enveloppe prit feu. Le calme était de nouveau présent. Hermione regarda la pendule qui indiquait où se trouvait la famille Weasley à chaque moment de la journée.
Les aiguilles indiquaient toutes la même chose : en déplacement.
Hermione vit un minable sandwich au fromage et au jambon posé sur la table. Dégoûtée, elle ferma la porte d'un coup brusque, prit son sac et partit vers son lieu de travail.


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# Posté le samedi 01 avril 2006 14:56

Modifié le samedi 29 décembre 2007 10:18

Résumé du Chapitre 2 : ______________________________________________________________________________________________________ Hermione est de plus en plus désespérée. Elle ne se voit pas travailler sans l'aide de son amie Weasley. Après avoir expliquer à Harry qu'elle ne croit plus en l'amour, Hermione a un vertige. Quelques minutes plus tard, elle reprend finalement le chemin vers le bar...___________________________________________________ ~ Chapitre 3 : Table n°32 ~ ___________________________________________________

Résumé du Chapitre 2 : ______________________________________________________________________________________________________ Hermione est de plus en plus désespérée. Elle ne se voit pas travailler sans l'aide de son amie Weasley. Après avoir expliquer à Harry qu'elle ne croit plus en l'amour, Hermione a un vertige. Quelques minutes plus tard, elle reprend finalement le chemin vers le bar...___________________________________________________ ~ Chapitre 3 : Table n°32 ~ ___________________________________________________

Quand Hermione arriva, la salle était loin d'être pleine. En effet, elle avait une bonne heure d'avance.
Une odeur de fumée froide empestait toute la salle. De vieilles tables en bois usées étaient renversées tandis que certaines chaises étaient apparemment cassées. Des verres de bière n'avaient pas encore été lavés et traînaient sur le bar. Hermione ouvrit alors une fenêtre pour évacuer l'odeur désagréable. Alors qu'elle allait dans sa loge, elle entendit la porte du pub grincer et s'ouvrir pour laisser apparaître une jeune fille aux longs cheveux blonds. Elle paraissait majeure, mais quand Hermione s'approcha pour la saluer, elle remarqua qu'elle devait à peine avoir 15 ans.

- Euh, bonsoir, je peux t'aider ? demanda poliment Hermione d'une voix douce, histoire de ne pas paraître trop envahissante.
- C'est bien ici le bar pour danser ? demanda la jeune fille sèchement.
- Euh... Tu es...

Avant qu'elle ait pu finir sa phrase, la silhouette d'Alfred apparu et l'homme se dirigea bruyamment vers les deux jeunes filles en grondant d'une voix envieuse et en bousculant les chaises qui bloquaient le passage.

- Ah ! Hermione, tu es là ! Oh, et toi tu dois être Mathilda, c'est ça ? demanda Alfred en dévisageant la poitrine de la jeune fille.

Celle-ci acquiesça d'un léger signe de tête.

- Parfait... Hermione je te présente Mathilda, ta nouvelle partenaire pour danser. Mathilda-Hermione, Hermione-Mathilda, dit Alfred pour faire les présentations, avec les gestes de main convenus. Je compte sur toi pour tout lui expliquer en détail, mais elle ne fera que regarder ce soir, histoire qu'elle se mette d'abord en condition psychologique... Allez ! courage mes p'tites demoiselles, le show commence bientôt ! lança Alfred en partant en direction du bar.

Hermione, bouche bée, regarda Alfred se servir une tequila orange, et l'engloutir d'une seule traite.
Mathilda dévisageait Hermione de haut en bas en se demandant si elle était aussi coincée sur scène que dans la vie active.

- Tu peux me montrer les loges s'il te plait ? demanda t-elle, pressée.
- Hein ? Ah euh oui, viens, suis-moi... répondit Hermione en détournant le regard de son patron.

Une demi-heure plus tard, alors qu'Hermione et Mathilda avaient commencé à faire connaissance, la salle était remplie. Des hommes toujours plus vieux les uns que les autres se tenaient là, assis, le cigare à la bouche et jouaient à se lancer des sorts pour impressionner les dames. Alfred lança alors un "bouclierscena" qui permettait de protéger les jeunes sur scène des sorts susceptibles d'être lancés, même si cela n'était encore jamais arrivé.

- Bien, je vais aller me changer, il ne faut pas que je sois en retard ! lança Hermione à Mathilda. Donc, euh, en attendant, tu n'as qu'à aller au bar et demander un verre de... jus de fruit ou quelque chose comme ça ! C'est gratuit pour toi je pense...

Mathilda obéit après lui avoir souhaiter bonne chance. Hermione ne rendit alors compte qu'elle n'avait jamais été encouragée car elle n'en avait jamais ressenti le besoin, et qu'en réalité, elle ne s'était jamais rapproché des autres membres de l'équipe.

- Ah oui ... Mathilda ! Et ne t'approche pas trop des gens que tu ne connais pas... Enfin, si quelqu'un t'embête, tu n'as qu'à appeler Alfred ou le barman. Bien, à toute à l'heure... lui cria la jeune femme.

Une fois en loge, Hermione commença à enfiler sa tenue. Elle ressemblait à celle d'hier mais cette fois là, les coutures noires étaient visibles, et la jupe était parsemée de paillettes. La belle demoiselle s'assit face au grand miroir éclairé par plusieurs ampoules. Elle se tenait droite et se contemplait. Mione se trouvait belle ce soir, son maquillage mettait ses yeux en valeur, et sa robe lui donnait l'air d'une danseuse de cabaret. Une larme coula sur sa joue.
Elle n'avait plus aucune envie d'aller sur scène. Sans Ginny, elle se retrouvait toute seule. Elle baissa les yeux pour reprendre ses esprits et aperçut alors sa bouteille d'alcool.

- Saloperie... jura Hermione en la voyant.

Elle se leva et commença à sortir des loges. Hermione s'arrêta net, prit son souffle, et retourna dans sa loge pour boire un coup. Puis elle repartit.
En coulisse, caché derrière un rideau miteux bleu foncé, Alfred attendait Hermione.

- Aah ma chérie... tu es ravissante... lança-t-il. Ce soir, c'est un peu spécial... Tu es seule sur scène, donc il faudra que tu restes un peu plus longtemps, tu comprends...
Hermione leva les yeux au ciel, sans sourire.

Alfred déposa un petit baiser sur la joue d'Hermione. Une fois celui-ci partit, elle essuya sa joue pour enlever les traces de salive visqueuse de son patron.
Elle se positionna sur la scène, encore sans lumière. Elle pouvait apercevoir Mathilda, assise sagement au bar à boire un verre. Elle se faisait aborder par un homme brun complètement ivre, mais elle ne le repoussait pas. En réalité, c'était elle qui le chauffait. Hermione secoua la tête. Elle essaya de repérer dans l'ami d'Alfred assis à la table 32 mais la fumée l'empêchait de bien voir.
La musique commença, et Hermione fit comme tous les soirs. L'alcool qu'elle avait bu la faisait sourire. Ses yeux se fermaient tous seuls, et se rouvraient complètement rouges.
La musique était envoûtante. Au bout d'une bonne vingtaine de minutes, Hermione devait désormais trouver l'homme près de qui elle devait finir de danser et chanter.
Elle bascula son regard vers l'homme assis à la table et s'arrêta alors net de danser. Les hommes criaient, mais la jeune femme n'osait plus faire un seul geste. Elle contemplait avec horreur le grand homme blond et maigrichon au nez pointu qui attendait sagement qu'Hermione vienne s'asseoir près de lui. Alfred fit signe à Hermione de continuer. Celle-ci reprit ses esprits et recommença à chantonner. Elle se dirigea alors désespérée vers Drago Malefoy. Hermione avait les larmes aux yeux, elle n'avait qu'une envie : crier et s'enfuir. Un de ses pires ennemi de Poudlard était là. Par vengeance, pensait-elle. Drago Malefoy, le pire élève qu'elle ait jamais connu. Un adolescent détestable au possible qui méprisait Hermione et ses amis depuis la première année.
Drago, la mine réjouie, fit un clin d'½il à Hermione, et commença à s'avachir de plus belle sur sa chaise. Comme si de rien était, Hermione fit ce qu'elle avait à faire. Elle s'approcha de Drago, s'assit sur son accoudoir et entama le dernier refrain. Puis, elle déposa une légère bise sur la joue du jeune Malefoy. Son sourire narquois dévisageait Hermione. Les hommes dansaient désormais eux aussi, comme en discothèque autour de la minorité de femmes qui avait osé entrer dans le pub. Hermione vit Mathilda embrasser plusieurs jeunes hommes.
Drago passa sa main dans le dos d'Hermione et la plaqua sur lui sans que personne ne s'en soucie.

- Comment ça va Granger ? lança-t-il d'un air méprisant.
- Va te faire... Malefoy ! rétorqua t-elle en lui crachant au visage.

Elle se leva et commença à courir à travers la salle en direction des loges. Elle bouscula plusieurs clients, mais personne ne fit attention à elle. Elle croisa Alfred qui l'applaudissait. Hermione aperçut une bouteille d'eau laissée au hasard sur une chaise et la déversa sur le haut de sa tête. L'eau glissa sur son corps encore bouillant. Elle était désormais trempée. La jeune femme tomba à genoux, les yeux fermés. Elle n'osait pas imaginer ce qu'elle venait de faire. Elle s'écroula à terre. Sa respiration reprit sa vitesse normale. Hermione ne voyait plus rien. Elle fermait les yeux et entendait encore au loin les bruits venant de la salle du bar, où d'autres jeunes commençaient leur numéro. Elle fermait ses yeux encore plus fort, comme pour s'empêcher d'entendre quoi que ce soit. Peu à peu, les bruits s'éloignèrent. Hermione entendait à présent la voix de Harry, qui l'appelait :

- Hermione... Hermione... Je t'en prie... Non... Hermione !
- Harry, je ne peux pas, je suis désolée... je suis désolée


Hermione vit alors Harry face à elle et tomber au fond d'un immense trou noir, pour disparaître de sa vue. Hermione ouvrit alors les yeux et se releva, pour vomir. Elle aperçu alors Alfred à ses côtés.

- Ce n'est pas le moment de dormir Hermione voyons... dit-il en essayant de la relever.

Hermione s'assit sur le sol, le dos contre un mur près d'elle, en s'essuyant la bouche.

- Je sais que c'est une dure soirée pour toi, chuchota Alfred dans l'oreille de la jeune fille en se baissant près d'elle.
Hermione ne répondit pas.
- Hermione, je... C'est difficile à dire... Je tiens à toi tu sais, je ne veux pas que tu ailles mal, mais écoute... Mon ami veut te voir en particulier pour te parler... Tu veux bien aller discuter avec lui pour moi ? demanda poliment Alfred.

Hermione se leva d'un coup sec, quoique avec un peu de mal.

- Jamais ! cria t-elle en pleurs.
- Hermione, fais ça pour moi ! Je double ton salaire si tu veux ! Écoute... Je te laisse même quelques jours de vacances, ok ? Bella, ce dernier service... s'il te plait, lança Alfred en prenant appui sur ses genoux avec ses mains. J'ai besoin d'argent... Et le père de mon ami est très haut placé... Je ne veux pas que le bar ferme... Pense à tous ces jeunes gens que je garde sous mon aile... Imagine s'ils se retrouvaient à la rue car tu as refusé d'accorder dix minutes de ton temps à ce garçon... chuchota Alfred en mettant des arguments en avant.
- Il n'en est pas question ! répondit Hermione.

Alfred attrapa Hermione par la nuque et la souleva près de lui.

- Tu vas y aller, c'est clair ? lui lança-t-il en la tirant vers lui.

Il relâcha Hermione, qui s'écroula au sol.

- Et si tu ne le fais pas, fais attention à toi ! Je pourrais m'en prendre à ce qu'il reste de tes proches par exemple...

Alfred partit ranger la salle à coup de baguette magique. Toutes les tables et les chaises se remirent en place d'un coup sec. Hermione, complètement déboussolée, se releva avec difficulté et commença à se diriger en pleurant vers l'escalier qui menait au sous-sol du pub, là où la jeune femme n'était jamais descendue. Elle savait juste qu'une pièce était aménagée pour accueillir les gens importants aux yeux du patron. Drago y attendait Hermione. Mais pourquoi ? Que voulait-il donc lui dire ? Qu'attendait-il d'elle ?
Hermione longea le mur gris des escaliers, tout en tenant la vieille rampe en bois. Les murs étaient d'un gris pâle, certains bouts de plâtre étaient tombés. Peu à peu, elle ressentait une douleur dans le bas du ventre. Elle s'assit sur la dernière marche pour reprendre ses esprits et mit la tête entre ses genoux.

- Je suis forte, je vais le faire, je prends mon argent, je démissionne... Oui c'est ça, j'embarque l'argent et je me tire de ce bar de fou... pensa Hermione, en reprenant sa respiration.

Le couloir du sous-sol, quant à lui, était magnifique. Elle n'avait jamais vu quelque chose d'aussi beau, mis à part Poudlard à l'époque de Noël. Les murs étaient ornés de papier peint rouge avec de fines particules d'or qui brillaient sans cesse. Des rideaux de perles étaient accrochés devant plusieurs portes. Chacune d'entre elles devait sûrement mener à une chambre où certaines personnes du public se retrouvaient avec l'artiste qu'ils voulaient côtoyer.
Hermione releva la tête et vit alors la dernière porte au fond du couloir juste en face d'elle. C'est là où elle devait aller, elle le savait. Là où son ennemi l'attendait.

- Je le fais, je prends l'argent et bye bye... se répétait-elle dans sa tête.

Prenant son courage à deux mains, elle commença à marcher. Plus elle avançait, plus le couloir lui semblait long. Elle arriva face à la porte, passa sa main au travers du rideau de perles, frappa, et entra.
La chambre était immense et chaleureuse. Un canapé rouge flambant neuf avec de nombreux coussins se situait en face de l'entrée. À gauche, un espace cuisine avait été aménagé, contenant sûrement un bon nombre de boissons dans chaque placard. Hermione avança d'un pas et pouvait désormais distinguer à sa droite un très grand lit à baldaquin rouge flottant à quelques mètres du sol, où Drago Malefoy se tenait allongé sur le dos, torse nu, les mains derrière la tête et le sourire aux lèvres.
Que faisait-il installé dans une position pareille ? pensa brusquement Hermione.
Il semblait endormi. La jeune femme referma la porte, avança tout en se recoiffant un peu du bout des doigts. Lorsque son ennemi respirait, le fin torse blanchâtre de celui-ci se gonflait. Une fine mèche de cheveux tombait sur son visage lui donnant un air plutôt séduisant. Hermione continua de s'approcher, en faisant le moins de bruit possible. Elle était désormais très proche de lui. Elle n'avait jamais bien observé Malefoy. Elle remarqua que la lumière éclairait quelque chose sur lui. Elle s'avança encore et commença à monter sur le lit. Hermione était toute décoiffée, mais restait tout de même ravissante. Elle s'approcha de Drago pour finalement se tenir juste au-dessus de lui. Hermione détourna son regard vers l'avant-bras du jeune homme où une marque noire était gravée. Celle-ci prononça une grimace avant de remarquer la chaîne argentée qu'il portait autour du cou. Les lèvres de Drago brillaient elles aussi. Hermione passa ses doigts dans ses cheveux blonds, mais les retira aussitôt.

- Cette potion te monte à la tête, ma pauvre Hermione... pensa t-elle.

Malgré cela, elle continuait à contempler ce charmant jeune homme qui avait toujours été son ennemi. Elle remarqua ses lèvres fines et roses et commença à approcher les siennes. Elle pouvait sentir le souffle de Drago sur elle. Alors que les lèvres des deux jeunes gens se frôlèrent, Drago ouvrit les yeux d'un coup sec, prit Hermione par les bras par surprise et l'allongea sur le dos
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# Posté le samedi 01 avril 2006 14:58

Modifié le samedi 29 décembre 2007 10:19

Résumé du Chapitre 3 : ______________________________________________________________________________________________________ Ce soir, Hermione est dans l'obligation de chanter face à Drago Malefoy. Peu après la fin du spectacle, Alfred, le patron du pub, menace la jeune femme et la force à descendre au sous-sol, là où Drago l'attend pour lui parler. Alors que le jeune blondinet est endormi,Hermione commence à perdre le contrôle de ses pensées... ___________________________________________________ ~ Chapitre 4 : Discussion entre ennemis ~ ___________________________________________________

Résumé du Chapitre 3 : ______________________________________________________________________________________________________ Ce soir, Hermione est dans l'obligation de chanter face à Drago Malefoy. Peu après la fin du spectacle, Alfred, le patron du pub, menace la jeune femme et la force à descendre au sous-sol, là où Drago l'attend pour lui parler. Alors que le jeune blondinet est endormi,Hermione commence à perdre le contrôle de ses pensées... ___________________________________________________ ~ Chapitre 4 : Discussion entre ennemis ~ ___________________________________________________

Hermione lâcha un petit cri de surprise alors que Drago la tenait fermement.

- Alors Granger... Tu m'espionnes en train de dormir maintenant ? demanda Drago d'un air ravi.
- Non, je venais tout simplement te parler, figure-toi ! répondit-elle en se débattant.

Drago était à moitié allongé sur elle. Ses jambes et celles d'Hermione étaient entrelacées, tandis que le torse du beau jeune homme blond frôlait la poitrine de la jeune femme, recouverte par sa robe encore humide. Il la regardait dans les yeux, son sourire narquois aux lèvres.

- C'est ça ton boulot...? Laisse-moi rire... Tu appelles ça un travail ? Granger, Granger... Tu es déplorable voyons... reprit-il. Remarque, vu comment tu es habillée, tu dévoiles enfin ta vraie nature, ça fait plaisir à voir ! Et me dire que je fais partie de ton public m'enchante encore plus... ricana le jeune homme.

La jeune femme ne riait au contraire pas du tout. Elle contemplait avec rage et horreur cet adolescent qu'elle détestait tant. Les larmes aux yeux, l'idée que Drago puisse lui faire du mal enroba tout son corps.
Le sorcier à la chevelure dorée prit sa baguette magique posée sur la table de chevet tout en continuant à tenir Hermione d'une main. D'un coup bref, il Il rendit la lumière de la chambre plus tamisée. Aucun bruit ne se faisait entendre, sauf celui du souffle d'Hermione, la respiration haletante.
Drago s'approcha d'elle et commença à passer sa main sur les cuisses de la jeune femme. Il monta sa main jusqu'à sa poitrine. Hermione ne bougeait pas, elle restait là, allongée et raide comme un piquet, fermant fortement les yeux, comme pour essayer de ne plus ressentir ce que Drago lui faisait.
Celui-ci avait commencé à lui enlever le haut de sa robe. Quelques minutes plus tard, Hermione était en sous-vêtements, près d'un Drago toujours à demi nu.

- Jolies formes pour une fille de ton sang... chuchota-t-il dans l'oreille d'Hermione, tout en continuant à lui caresser les cheveux de sa main gauche, et les cuisses de la main droite.

Drago descendit et déposa un baiser sur le nombril d'Hermione, puis commença à passer sa langue le long de son ventre. Il faisait de longs va et vient avec sa main sur les jambes lisses de la belle Hermione.
Hermione avait recommencé à pleurer, mais en silence. Drago prit la jeune femme par la taille et la fit tourner sur le ventre. Il détacha son soutien-gorge, s'assit sur ses fesses et commença à lui faire un massage. Hermione avait peur, mais se sentait bien. Drago massait bien. Il était doué. Mais c'était son pire ennemi, et il allait la forcer à coucher avec lui. C'était juste ce qu'il attendait !
Hermione sentait la chaleur des mains de Drago qui se rapprochait du bas de son dos. Alors qu'elle croyait que celui-ci allait descendre plus bas encore, le blondinet se releva du lit, fit apparaître avec sa baguette magique un grand peignoir rose ainsi que des vêtements secs.

- Allez, enfile ça et va te changer, regarde dans quel état tu es ! Va te doucher, la salle de bain est là, dit-il en enfilant un T-shirt blanc, tout en pointant du doigt une porte qui indiquait la direction de la salle de bain.

Hermione, surprise, restait bouche bée.

- Qu'est-ce que tu attends ? Allez vas-y ! reprit Drago en commençant à s'énerver.

Celui-ci se dirigea en direction du bar de la chambre, et se servit un grand verre d'eau gazeuse.
Hermione se leva, les mains plaquées sur sa poitrine pour se cacher, prit le peignoir et les vêtements, et entra vite fait dans la salle de bain.
Un immense jacuzzi rempli de bulles se situait face à elle. Une douce odeur de gel douche se faisait sentir. Hermione enleva le peu de vêtements qui lui restait en entrant délicatement dans la baignoire dégageant mille saveurs. Quelques minutes plus tard, elle s'endormit lentement. L'eau était chaude et elle se sentait extrêmement bien.

- Granger, il faut se réveiller, poussa doucement une voix.

Hermione rouvrit les yeux et aperçu Drago, assis face à elle dans le jacuzzi.

- Qu'est ce que..., lâcha Hermione prise de surprise.
- Terrible, j'adore les bulles, en plus ça sent bon... Tu ne trouves pas ? Je demanderai quels parfums ils mettent et où ils les achètent. Je veux les mêmes, dit-il en regardant les bulles voler au-dessus de sa tête, et en haussant les sourcils, toujours avec le sourire en coin.

Hermione avait chaud. Elle avait dû rester trop longtemps dans l'eau bouillonnante. Elle sentait que ses pommettes étaient rouges. Elle n'osait pas sortir, étant donné qu'elle était nue et que Drago se trouvait en face d'elle. Elle refusait qu'il la voie sans rien sur elle, même avec ce qui venait de se passer sur le lit.
Elle devait donc rester là, à se détendre, en compagnie de ce jeune homme méprisant qui la dévorait des yeux.

- Alors Granger, puisqu'on est là tous les deux, pour une fois qu'on peut se parler tranquillement sans que tu sois entourée de tes pauvres amis... Dis-moi ce qui t'a donné envie de faire ce métier... demanda gentiment Drago, les bras posés sur le rebord du jacuzzi.
- Ce n'est pas un métier ! Mais un job qui me donne de l'argent ! Et je n'ai aucune envie de faire ça, c'est par obligation, je te signale ! lâcha t-elle, en colère.
- Une obligation... C'est toi qui a choisi de faire ça, tu aurais pu faire, je ne sais pas moi... Travailler à Fleury & Botts, ou ailleurs... Mais au Pub d'Alfred... Quelle idée, je croyais que tu étais assez intelligente pour éviter ce genre d'endroit ! J'ai entendu dire que ton amie Weasley était de la partie, je crois... Je voulais la voir, j'ai été déçu...
- Elle a démissionné ! Elle n'aimait ce qu'on faisait ! répondit Hermione en essayant d'oublier dans quelle situation elle était.
- En voilà une qui est intelligente au moins, ricana Drago.
- Et toi aussi tu fréquentes ce bar et tu es un adolescent comme moi je te signale ! Donc tu n'as aucune leçon à me donner.
- Moi Granger, j'ai des prédispositions à fréquenter ce genre d'endroit, contrairement à toi, il me semble, répondit-il.

Hermione se tut. Puis reprit doucement la conversation.

- Je suppose que tu as tellement de contacts et d'argent que tu ne sais pas où le dépenser donc tu payes pour venir voir des jeunes filles talentueuses habillées de simples robes... C'est vrai que c'est très bien cette attitude Malefoy !
- Sans mon argent, tu n'aurais pas de salaire, je te signale. Et en plus, je n'ai pas couché avec toi, donc tu n'as rien à dire. Car j'aurais très bien pu être ingrat avec toi comme je le fais d'habitude, estime-toi heureuse.


Drago, nu comme un ver, sortit du jacuzzi sous les yeux ébahis d'Hermione. Celle-ci détourna vivement la tête.

- Voyons Granger, il va falloir que tu t'y habitues un jour, tu es une femme... Assume ton rôle un peu...

Drago prit une serviette et l'enroula autour de sa taille, passa une main dans ses cheveux et sortit de la salle de bain. Hermione, poussa un soupir, et claqua violemment le dessus de l'eau avec sa main droite.




- Comment ça, elle ne travaille pas pour vous ? jura Mrs Weasley, le visage blanchi à cause de l'inquiétude, devant la vendeuse de Fleury & Botts.
- Je vous assure, Hermione Granger ne travaille pas pour nous... reprit celle-ci d'un ton calme.
- Mais elle vient ici tous les soirs ! gronda Mrs Weasley, affolée.
- Il doit y avoir erreur, vraiment je suis désolée...

Hermione n'était en effet pas rentrée la veille au soir chez les Weasley. Au matin, la famille ainsi que Harry avaient cherché Hermione mais ne l'avait pas retrouvée.
Mrs Weasley avait désormais peur que celle-ci se soit fait enlevée ou qu'il lui soit arrivé quelque chose.

- Arthur, c'est impossible ! Hermione n'aurait pas pu nous mentir, voyons ! jura Mrs Weasley en pleurant dans les bras de son mari en pleine rue du chemin de Traverse, entourée des enfants Weasley et de Harry.
- Bien, écoutez-moi tous ! On part chacun d'un côté pour la chercher, elle ne doit pas être bien loin ! Je vais essayer de lancer un sort pour retrouver sa trace. Allez, ne perdez pas de temps ! lança Mr Weasley à ceux qui l'entouraient.

Ginny tira Harry par la manche et l'entraîna avec elle un peu plus loin.
- Ron, laisse moi chercher avec Harry seule s'il te plait... dit Ginny à Ron en le voyant approcher.

Ron, sur les nerfs, repartit dans une autre direction en bougonnant.

- Ginny... lança Harry vers la jeune femme en lui déposant un baiser sur la joue.
- Harry, ce n'est vraiment pas le moment, dit Ginny sévèrement.

Celle-ci tourna la tête et entraîna Harry encore plus loin de la foule qui commençait à envahir les rues.

- Promets-moi que quoi qu'il arrive, tu ne me jugeras jamais, et Hermione non plus, que tu resteras notre ami quoi qu'il arrive, et que tu ne diras rien à ma mère et aux autres. Promets-le !
- Hein ? Mais de quoi tu parles Ginny ? demanda Harry.
- Harry, promets-moi que tu ne feras aucun commentaire et que tu ne t'énerveras pas et tout !
- Oui oui promis, qu'est-ce qu'il y a ?
- Suis-moi... répondit la jeune femme en entraînant le survivant par le bras.


Une vingtaine de minutes plus tard, Ginny poussa la porte du bar, complètement vide. Harry et elle entrèrent dans le pub enfumé.

- Où sommes-nous... commença Harry.
- Chut !

Ginny avança à petit pas, suivie de Harry faisant le moins de bruit possible.

- Hé vous deux ! hua une voix derrière eux.

Les deux amoureux se retournèrent pour apercevoir la ravissante silhouette de Mathilda.

- Qui êtes-vous ? continua la jeune femme blonde qui paraissait un peu confuse.
- Je suis Ginny... Je... euh... Je travaillais ici il y a quelques jours...

Ginny remarqua le visage de Harry se tirer et se détourner vivement vers elle, mais elle ne fit pas attention.

- Oh oui, tu es celle qui a démissionné ? Je suis Mathilda, ta remplaçante... Enchantée de faire ta connaissance !

Ginny acquiesça d'un simple sourire.

- Mais que fais-tu ici ? reprit Mathilda.
- En réalité, je cherche Hermione, elle n'est pas rentrée hier soir... Tu ne l'aurais pas vue par hasard ? demanda poliment Ginny, en serrant très fort la main moite de Harry.
- Oh, bien sûr que je l'ai vue hier, elle chantait super bien d'ailleurs ! Tous les yeux étaient tournés vers elle encore, comme toujours à ce qu'il parait... C'était un show exceptionnel, je n'avais jamais vu ça avant, cette nana a dû assurer toute seule sur scène, c'était génial, et avec le copain d'Alfred qui était là et... continua Mathilda.
- Où est-elle ?, coupa Ginny d'un ton ferme et énervé.
- Euh, là, je ne sais pas... Je ne l'ai pas vue depuis... Tu devrais demander à Alfred, il est en loge, répondit Mathilda, en donnant un coup de tête dans la direction concernée.
- Merci, répondit Ginny en passant devant Mathilda, en entraînant Harry avec elle
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# Posté le samedi 01 avril 2006 14:59

Modifié le samedi 29 décembre 2007 10:21